J’ai plein de
retard sur tout! Sur les films que j’ai vus (heureusement, il n’y en a pas
beaucoup) mais surtout sur les livres. Je vais donc commencer par le dernier
que j’ai lu, soit Last Night I Sang to the Monster, de Benjamin Alire Sáenz.
Zach a 18 ans et
c’est un garçon plutôt doué et intelligent. Mais au lieu d’être au lycée il est
dans un centre de désintoxication après un grave coma éthylique. Comment il est
arrivé là, il ne s’en souvient plus, ou plutôt, il ne veut pas se souvenir…
Le livre, narré
du point de vue de Zach, raconte sa longue thérapie, entre flash-back, séances
de groupe, séances de psychologue et petites histoires entre pensionnaires de
la cabine n°9. D’une très grande poésie, alternant entre des passages de rires
et de grande solitude, de tristesse, ce livre ne laisse pas indifférent. Il
remue les tripes, les histoires des pensionnaires sont dures, les sentiments
sont forts mais comme le livre reste plutôt bien ancré dans la réalité, il sonne
juste et ne donne pas l’impression de tomber dans le pathos gratuit. Le livre
est prenant, il garde son lecteur attentif car même si au fur et à mesure de la
lecture on devine ce qui a pu se passer, on veut savoir ce qu’il est arrivé à Zach, on attend
de le voir prendre le chemin de la guérison, que son cœur soit soulagé.
Personnellement,
même si je n’ai pas vécu de choses horribles comme celles que Zach a vécues, je
n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver de l’empathie pour lui. Les premières lignes
étaient pour moi tellement vraies, on remplace juste le chien par un chat. Bon,
mon psy n’est pas Adam, mais lire ce livre me donne de l’espoir, qu’un jour je
n’aie plus à voir un psy toutes les semaines ni à prendre des médocs pour ma
tête.
Je crois
néanmoins, que même si on n’est pas en thérapie, ce livre parle à tous ceux qui
le lisent. Et qu’il vaut vraiment la peine d’être lu, pour sa beauté, ses
émotions, son histoire...
Et c’est pourquoi
je le mets dans ma liste des livres à ne pas rater.
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