OK.
J'ai fini Reboot que j'avais commencé hier soir...
C'est ce que j'appelle du easy reading : d'une part parce que je l'ai lu en anglais et d'autre part parce qu'il est effectivement facile à lire. L'écriture est simple, directe, peu de détails dans les descriptions. Comme il est rédigé à la première personne, on pourrait arguer que l'héroïne n'étant pas prolixe et appréciant l'efficacité, elle ne peut perdre du temps dans les détails. Nous n'aurons donc sa description physique que très loin dans le livre (au début, on sait qu'elle est de petite taille).
Cette écriture simple fait que le livre se lit rapidement, mais il reste appréciable. L’auteur arrive à écrire quelques dialogues et humeurs très sympathiques et appréciés. L’histoire est un classique SF dysotopique, certes revisité puisque la créature surnaturelle à laquelle nous faisons face, ou plutôt que nous incarnons, est une reboot.
L'histoire: moitié-zombie moitié-vampire
Wren, alias Wren 178, est une reboot. Elle traque les criminels pour le HARC qui, en gros, contrôle le Texas depuis que (oh surprise !) un virus a annihilé la quasi-totalité des USA. Seul le Texas a survécu (ils sont coriaces et bien organisés les Texans). La particularité de ce virus, c’est qu’il tue, certes, mais surtout il ramène à la vie ensuite. Et le résultat est pas terrible chez les adultes, seuls les enfants gardent leur esprit, selon la durée passée dans l’autre monde. Plus le temps est court, plus la personne sera semblable à ce qu’elle était de son vivant, plus le temps est long, plus cette personne va perdre son humanité et devenir une machine. Les reboot gagnent au passage des points de beauté en plus d’être létal (côté vampire) et ne peuvent mourir que décapités ou d’une balle dans la tête (côté zombie).
Wren est restée morte 178 minutes. L’un des temps les plus longs (si ce n’est le plus long). Elle ne pleure pas, ne rit pas, elle obéit aux ordres. Et parce qu’elle est restée morte longtemps, son corps est devenu d’autant plus fort, rapide et létal. Wren fait peur aux gens, elle n’a pas d’amis et la seule personne à qui elle parle est Ever, sa camarade de chambre.
La dictature (sinon, ce serait pas une dysotopie)
Parce qu’après l’épidémie, il y a une guerre entre les humains et les reboots, les reboots sont ultra-contrôlés (ce sont des esclaves bien lotis, nourris et logés) et au moindre faux-pas, ils prennent une balle dans la tête. Les humains sont à peine mieux lotis : d’un côté les bidonvilles peuplés par des trafiquants de drogue, des pauvres qui ont tout perdu, des malades et des ados abandonnés qui fournissent l’essentiel des reboots et de l’autre côté, les riches.
Et au-dessus, le HARC qui rigole pas. Tout le monde trime et marche droit, mais c’est pour le bien commun.
Les éléments déclencheurs (et la romaaance)
Wren est formatrice pour les nouveau reboot qui arrivent au centre et qui vont partir sur le terrain, comme elle a le plus grand numéro, le 178, elle choisit en premier. Elle choisit toujours le plus haut numéro. Ses élèves sont les meilleurs, ils ne meurent jamais pendant la formation, elle a les meilleurs résultats…
Mais Callum 22 vient remettre en cause son univers bien huilé, arguant qu’en prenant les plus grands numéros, elle a le travail facile alors que ce sont les petits numéros qui ont besoin des meilleurs formateurs. Wren accepte en quelque sorte le défi et choisit Callum, mort pendant 22 minutes, soit pratiquement un être humain (donc ni efficace, ni rapide et qui a des émotions).
Et Callum, avec son raisonnement humain ne rentre pas vraiment dans le moule des reboots. Au même moment, Ever, commence à se comporter bizarrement, grognant dans son sommeil et essayant de mordre (ai-je prononcé le mot zombie ?)
Le livre peut commencer lentement mais si comme moi lorsque je l’ai commencé, vous savez que tout change avec l’arrivée de Callum, vous passerez assez rapidement le début pour entrer dans une histoire bien écrite et assez rythmée, inventive et un scenario évolué. J’entends par évolué qu’il y a plusieurs histoires, celle de Wren et Callum (merci, pas de triangle amoureux), celle d’Ever et la trame plus générale...
Après c’est du harchi-classique dysotopien. Le livre m'a beaucoup rappelé Divergent de Veronica Roth (et aussi un peu Specials, de Westerfield) et devrait donc plaire aux fans...
Hardcover, 1st Edition, 365 pages
Published May 7th 2013 by HarperTeen
original title Reboot
ISBN 0062217070 (ISBN13: 9780062217073)
edition language English
No comments:
Post a Comment