Ma vie est-elle un combat? Et si oui, l'ai-je déjà perdu où suis-je seulement en train de le commencer?
Pour quoi me suis-je battue jusqu'ici? Pour de l'argent, comme tout le monde. Le nier, c'est se voiler la face. Enfant, je m'étais juré de ne jamais avoir faim et d'acheter une maison dès que j'aurais des sous. Je me suis donné les moyens d'atteindre mes objectifs, ou presque. Je n'ai pas réussi à atteindre le top et je me suis écrasée en cours de route. Je n'ai pas la maison et pas tant de sous que ça. Je mange à ma faim, mais je fais tout le temps attention à ce que j'achète. Je compte tout le temps. Comme beaucoup. Je loue un petit studio en banlieue parisienne parce que c'est tout ce que je peux me permettre. Je ne devrais pas me plaindre. Mais quand je regarde derrière moi, ça me dérange.
Pour venir ici, j'ai sacrifié ce que j'aimais (les arts) au pratique (les sciences), j'ai continué en choisissant une voie technique (avec des débouchés sûrs) alors que je suis bien meilleure en communication. Au gré de mes études, un peu portée par le vent et les courants, je me suis retrouvée à faire un travail que j’exècre. Mon intitulé de diplôme/poste/spécialité n'a rien à voir avec mes connaissances qui sont superficielles et mes compétences technique (hors informatique) sont terriblement limitées. La plupart du temps, je ne pas vraiment ce que je fais. Donc, il n'y a aucune chance que ce soit bien fait. Mais le monde étant ce qu'il est, je suis quand même félicitée pour la rigueur de mon travail et pour mes résultats... Oui, il n'y a pas que mes connaissances qui sont superficielles. C'est le monde dans lequel je vis qui est superficiel. La modestie est une tare, on est bien vu lorsqu'on se montre, pas lorsqu'on travaille et il vaut mieux passer 10 heures à ne rien faire que de travailler 8 heures efficacement, parce que c'est mal vu de ne pas faire d'heures sup'. Les gens qui n'ont que du mépris pour vous vous demandent si vous avez passé de bonne vacances ou si le weekend était bien, mais le pire c'est qu'il vous demandent comment vous allez. Répondre "pas bien, je suis sous médocs depuis que tu m'as envoyé à la dernière minute à l'autre bout du monde pour un mois et qu'ensuite tu as mis dans mon entretien annuel que je ne montrais pas assez de bonne volonté et que par conséquent ma note est inférieure à la moyenne" ne se dit pas. Il faut dire "bien", même si c'est un mensonge. Mentir est une compétence ultra valorisée dans un monde superficiel. De toute façon, qui va vérifier?
Je ne sais pas en quelles proportions mon conscient et mon inconscient ont accepté ce jeu de dupe. Mais il m'a fallu du temps (trop) pour m'en rendre compte puis admettre que j'avais accepté ce fait. Que plus que ma passion pour les arts, j'avais aussi abandonné une partie de mon âme. L'esprit dans lequel je travaille n'a rien en commun avec les valeurs humaines et morales dans lesquelles j'ai été élevée. J'ai été atterrée de découvrir cette partie de moi que j'ignorais et qui s'est créée depuis que j'ai commencé à travailler.
Je savais depuis le début que quelque chose clochait mais depuis un peu plus d'un an, j'ai travaillé sur mes choix, mes actions et mon comportement. Et c'est peu à peu que l’ampleur des dégâts a commencé à se faire voir, et que le travail à fournir est devenu titanesque, pour ne pas dire sisyphien (car rien ne prouve que cela aboutira à quelque chose).
note: j'écris comme ça me vient, donc rarement structuré.
__________________
mood: revelation
music: Did my Time, Korn (the lyrics fit my post meaning)
book: Mockingjay, Suzanne Collins
TV: Doctor Who
Pour quoi me suis-je battue jusqu'ici? Pour de l'argent, comme tout le monde. Le nier, c'est se voiler la face. Enfant, je m'étais juré de ne jamais avoir faim et d'acheter une maison dès que j'aurais des sous. Je me suis donné les moyens d'atteindre mes objectifs, ou presque. Je n'ai pas réussi à atteindre le top et je me suis écrasée en cours de route. Je n'ai pas la maison et pas tant de sous que ça. Je mange à ma faim, mais je fais tout le temps attention à ce que j'achète. Je compte tout le temps. Comme beaucoup. Je loue un petit studio en banlieue parisienne parce que c'est tout ce que je peux me permettre. Je ne devrais pas me plaindre. Mais quand je regarde derrière moi, ça me dérange.
Pour venir ici, j'ai sacrifié ce que j'aimais (les arts) au pratique (les sciences), j'ai continué en choisissant une voie technique (avec des débouchés sûrs) alors que je suis bien meilleure en communication. Au gré de mes études, un peu portée par le vent et les courants, je me suis retrouvée à faire un travail que j’exècre. Mon intitulé de diplôme/poste/spécialité n'a rien à voir avec mes connaissances qui sont superficielles et mes compétences technique (hors informatique) sont terriblement limitées. La plupart du temps, je ne pas vraiment ce que je fais. Donc, il n'y a aucune chance que ce soit bien fait. Mais le monde étant ce qu'il est, je suis quand même félicitée pour la rigueur de mon travail et pour mes résultats... Oui, il n'y a pas que mes connaissances qui sont superficielles. C'est le monde dans lequel je vis qui est superficiel. La modestie est une tare, on est bien vu lorsqu'on se montre, pas lorsqu'on travaille et il vaut mieux passer 10 heures à ne rien faire que de travailler 8 heures efficacement, parce que c'est mal vu de ne pas faire d'heures sup'. Les gens qui n'ont que du mépris pour vous vous demandent si vous avez passé de bonne vacances ou si le weekend était bien, mais le pire c'est qu'il vous demandent comment vous allez. Répondre "pas bien, je suis sous médocs depuis que tu m'as envoyé à la dernière minute à l'autre bout du monde pour un mois et qu'ensuite tu as mis dans mon entretien annuel que je ne montrais pas assez de bonne volonté et que par conséquent ma note est inférieure à la moyenne" ne se dit pas. Il faut dire "bien", même si c'est un mensonge. Mentir est une compétence ultra valorisée dans un monde superficiel. De toute façon, qui va vérifier?
Je ne sais pas en quelles proportions mon conscient et mon inconscient ont accepté ce jeu de dupe. Mais il m'a fallu du temps (trop) pour m'en rendre compte puis admettre que j'avais accepté ce fait. Que plus que ma passion pour les arts, j'avais aussi abandonné une partie de mon âme. L'esprit dans lequel je travaille n'a rien en commun avec les valeurs humaines et morales dans lesquelles j'ai été élevée. J'ai été atterrée de découvrir cette partie de moi que j'ignorais et qui s'est créée depuis que j'ai commencé à travailler.
Je savais depuis le début que quelque chose clochait mais depuis un peu plus d'un an, j'ai travaillé sur mes choix, mes actions et mon comportement. Et c'est peu à peu que l’ampleur des dégâts a commencé à se faire voir, et que le travail à fournir est devenu titanesque, pour ne pas dire sisyphien (car rien ne prouve que cela aboutira à quelque chose).
Je ne suis pas la personne que je croyais être
note: j'écris comme ça me vient, donc rarement structuré.
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mood: revelation
music: Did my Time, Korn (the lyrics fit my post meaning)
book: Mockingjay, Suzanne Collins
TV: Doctor Who
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